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La dette...quelle dette ?

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

   Il s'agit de la dette publique de la France, c'est à dire : la dette de l’État et de ses agences, celle des collectivités locales et celle de la sécurité sociale...

 

 

Elles ont pour origine la non couverture des dépenses courantes et des dépenses d'investissement de ces différents organismes. Fin 2016 la dette serait d'environ 2.000 Mds. d'euros, soit près de 100 % du Produit intérieur brut (PIB). Quant aux règles de Maastricht : le déficit public annuel ne devrait pas excéder 3 % du PIB et devrait être inférieure à 60 % du PIB (règle jamais respectée, y compris par l'Allemagne). La dette augmente tous les ans, elle est financée par l'émission d'obligations à long ou court terme sur le marché intérieur (entreprises, grandes banques…), ou par des non-résidents (fonds de pension, compagnies d'assurance, fonds souverains…), pour le moment, sans difficulté, les taux d'intérêt étant relativement bas. Mais un jour il faudra rembourser ces prêts, comment ? Par des économies drastiques  ou par la faillite. Ce sont nos enfants qui paieront, pour solder les comptes, comme l'a écrit François Langlet (1). Quelles seront les conséquences économiques et sociales lors de ces opérations, aucun candidat ne prend le risque d'en parler.

Nous sommes en période électorale,  n'est-ce pas une des questions qui devrait être débattue devant les électeurs ? Il en est de même pour la sécurité, l'éducation, l'Europe, le déficit du commerce extérieur, 48,1 Mds en 2016. Nos politiques, hommes ou femmes, préfèrent s'occuper des affaires de fraudes financières de certains candidats, cela évite de parler des vraies réformes, en particulier de leur financement. Le désir de chacun de ces candidats, est de laisser un nom dans l'histoire, voilà l'important, quant à l'avenir de la France, on verra plus tard, c'est à dire quand il sera trop tard. 

 

 

(1) Tant pis nos enfants paieront. François Langlet, Albin Michel.