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« Petit paysan »une belle histoire triste...

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Le film d'Hubert Charuel, qui vient de sortir sur les écrans, est un bon film, sympathique, sensible mais attire l'attention sur des situations que l'on oublie trop souvent...

 

 

On est loin des années 1950-70 où l'on classait les transformations de la vie économique selon un rituel qui semblait bien établi, suite aux travaux en France de Jean Fourastié et d'autres économistes. On distinguait trois secteurs lesquels constituaient un passage évident : le primaire, c'est à dire le monde agricole, il se vidait peu à peu de sa population au profit du secteur secondaire, l'industrie ; celui-ci à son tour perdait une partie de ses agents au profit du tertiaire, c'est à dire le secteur des services (certains auteurs parlaient même d'un secteur quaternaire représentant les techniques de pointe).

Le transfert de population du primaire vers le secondaire puis le tertiaire allait de soi, notre société occidentale était condamnée à créer des services. La mondialisation, les besoins des nouvelles populations n'acceptant plus une vie de misère ont remis en cause les anciennes classifications et surtout le rôle et le besoin de nombreuses activités qui peu à peu disparaissaient.

Le film d'Hubert Charuel, montre comment une activité peut disparaître,  (dans ce cas à la suite d'une épidémie), mais il a aussi un mérite, celui de faire apparaître le drame humain dans des activités un peu oubliées. L'histoire est la même avec l'arrêt d'une activité, pour les hommes politiques, les techniciens, le monde se transforme. Mais comme le dit notre Président « on ne se souciait pas des jeunes ou des chômeurs », jusqu'au jour où le chômage atteint des niveaux tels ...le contexte humain devient-il enfin une donnée importante de la vie économique ?