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Le Traité de Rome, une belle aventure ?

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

 Le 25 mars 1957 était un beau jour à Rome, après des années de discussions stériles et de querelles entre les Etats, on voyait enfin poindre une entente et le désir de vivre ensemble pour six Etats européens : L’Allemagne, la Belgique, la France l’Italie, le Luxembourg et les Pays Bas...

 

 

... La deuxième guerre mondiale paraissait loin et les promoteurs de cette entente pouvaient se réjouir. Tout paraissait possible, et pourtant soixante ans après que de déceptions ! Les raisons ?

- Le terrorisme, la crise de l’Islam, le printemps arabe et la guerre qui n’en finit pas, avec une Europe incapable de jouer un rôle constructif sinon de médiation ;

- Les erreurs de la Commission de l’UE ont mis le doute sur le rôle de l’Union et sur ses capacités à résoudre les problèmes : chômage, croissance, pouvoir d’achat...quand il y a le feu on ne discute plus de la taille des bananes, les responsables l’ont compris mais un peu tard ;

-L’impossible entente à 28 ou 27 membres sur des sujets essentiels : l’immigration, l’opposition de plus en plus marquée entre les pays de l’Ouest et de l’Est de l’Europe, la crise financière de 2008, combien de banques ont failli disparaître comme Lehman Brother. Quant à l’Euro, la politique de la Banque Centrale européenne l’a sauvé, au moins pour un temps ;

- l’interminable crise grecque, la désorganisation due au Brexit de la Grande Bretagne, et maintenant, compte tenu de la perte de confiance de nombre d’européens le développement du populisme, démagogique et sans programme, le dernier exemple étant celui de l’Italie ;

En fait tout était possible en 1957, on était six et une union de caractère fédéral pouvait voir le jour, mais certains pays comme l’Allemagne n’en voulait pas, on s’est lancé dans l’extension à tout va, quitte à indisposer certaines grandes puissances comme la Russie, et maintenant vers quel avenir allons-nous : le retour au nationalisme armé des années 1930, les dévaluations de la monnaie, une Europe fragmentée comme l’Italie du Moyen Age ? Le Président Macron est seul à lutter pour faire de l’Europe une vraie puissance. Pari  perdu, dommage, l’Europe Unie cela aurait été une belle aventure...