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II BREXIT, sortie de l'UE dans sept mois. ?

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

L'inquiétude est de plus en plus évidente à Londres et en Europe. Brexit dur ou souple ? Rien n'est encore tranché, mais l'incertitude grandit d'autant que la Première Ministre, Teresa May, dispose d’une faible majorité au Parlement...

 

 

- L’économie anglaise se porte mal, de nombreux magasins ferment à cause du développement des ventes en ligne, de la baisse du pouvoir d’achat et semble-t-il d’une fiscalité inadaptée (1) .L’absence d’accord pourrait conduire à une baisse du PNB de 4 % pendant cinq à dix ans pour la grande Bretagne et de 1,5 % pour les pays de l’UE. Des perturbations interviendraient dans le domaine de la sécurité aérienne et pour le transfert des matériels radioactifs. La fourniture de la nourriture et des médicaments seraient gênées  également, sans compter les problèmes avec l’Irlande si des barrières douanières devaient être mises en place. (Analyse de l’IMF 2 ) ;  

- Un certain nombre de responsables, surtout dans les milieux financiers ( la City en particulier), demandent qu’un nouveau referendum soit soumis aux anglais, pour annules les conséquences de celui de 2016 ?.

- Les négociateurs de Bruxelles ne veulent pas croire à une rupture brutale entre Grande Bretagne et UE, « Les relations entre Londres et Bruxelles risque d’être exécrables en cas d’échec des négociations », mais le Livre Blanc publié par le gouvernement britannique ou la réunion de Bregançon avec Emmanuel Macron n’ont pas fait bouger les lignes.. ;

- La coupure Angleterre- Union Européenne aurait des conséquences pour tous les pays européens : difficultés pour les transports avec le passage de la douane, nécessité de recruter des douaniers... Que deviendraient les accords militaires alors que la tension internationale est très forte ?

Comment est-on arrivé  à cette situation de blocage ? Certes la réponse de juin 2016 n’était pas prévisible, mais comme dans tous les pays européens les gouvernements n’ont pas vu la fracture territoriale qui se développait, et le manque d’information pour la majorité de la population.Comme l’a déclaré le chroniqueur de l’Economist (2), « les intérêts de la Grande Bretagne  seront mieux servis par un « soft break » qui préserverait marchés et sécurité ». Il faut attendre l’automne pour qu’une solution se précise ...   

(1)  The Economist 4 Août 2018,  Le Monde 10 Août 2018.