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I . Brexit en mars 2019, six mois perçus comment coté anglais

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

On a déjà évoqué cette date récemment, c’était au mois d‘Août 2018, nous sommes en octobre, que sera ce Brexit dont les conséquences sont imprévisibles ? ...

 

 ... Depuis l’été il y a eu en Angleterre deux congrès : celui du parti travailliste et récemment celui des conservateurs. L’Angleterre est plus divisée que jamais. Il y a ceux qui souhaitent un nouveau referendum, issue improbable d’après l’Economist du 29 septembre (1), un parti conservateur divisé,  entre ceux qui souhaitent un Brexit dur, coupant les liens avec l’Europe comme l’ancien Ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, lequel veut prendre la place de Teresa May, et les partisans d’un soft Brexit comme la Première Ministre, position qu’elle a défendue lors de la réunion de Salzburg le 20 septembre «... par lequel la Grande Bretagne quitte l’Union douanière mais cherche à demeurer dans le marché unique pour les marchandises et avec un arrangement douanier particulier pour écarter le besoin d’un quelconque contrôle physique à la frontière avec l’Irlande » ( 2).  Propositions rejetées par Bruxelles.

 En face le parti travailliste dont le leader Jeremy Corbin se montre plus souple avec les conditions d’une rupture Grande Bretagne / UE en mars, mais il propose aussi  des changements sociaux importants lorsqu’il sera au pouvoir, s’il est nommé Premier Ministre, ce qui complique la situation. Quel sera le rôle des nouvelles générations, dans cette crise, ces politiciens ne semblent pas en tenir compte...

Que pensent vraiment les anglais qui ont voté la séparation en 2016 ? L’inquiétude est importante, surtout dans les instances patronales et les grandes entreprises.  D’après le Financial Times rapporté par le Monde (3) des entreprises comme  BlackRock, gérant d’actifs d’importance mondiale, JP Morgan seraient prêts à partir pour Paris, comme l’ont déjà fait HSBC, Bank of America ou Merill Lynch, inquiétant car ce n’est qu’un début alors que d’après trois études britanniques, le PIB de l’Angleterre aurait déjà perdu entre deux ou trois points. En cas d’absence d’accord en mars certains prédisent le chaos, que ce soit à Londres ou en Europe ?

 (1) The Economist du 29 septembre-5 octobre 2018des

(2) The Economist du 29 septembre / 5 Octobre 2018.

(3) Le Monde du 3 octobre 2018