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Des allégements fiscaux, mais la dette ?

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Le Président joue de malchance, comme le disait le Général au moment de la guerre d’Algérie « Il faut avoir la baraka », Emmanuel Macron ne l’a pas...

 

 

... A peine son tour de France terminé, la veille des déclarations attendues par tous les français, la Cathédrale s’enflamme !

Les principales dispositions ont toutefois été présentées dans la presse en particulier dans le (1) Monde. Elles devraient satisfaire une partie des revendications formulées depuis le mois de novembre : une aide au pouvoir d’achat avec la baisse de l’impôt sur le revenu dont le montant ne serait pas encore fixé, applicable dès le 1er janvier 2020 (encore que beaucoup de français n’y sont pas soumis) ; la suppression de certaines niches fiscales ; ré indexation des petites retraites dont le plafond pourrait être fixé à 2 000 € comme pour l’exonération de la hausse de la CSG ; garanties du versement des pensions alimentaires pour les mères isolées ; pas de remise en activité de l’ISF mais un impôt sur le patrimoine en fonction des conséquences sur la croissance économique. Avec ces dispositions liées au pouvoir d’achat, on trouve des mesures plus générales comme la réduction du nombre des députés, la simplification du référendum populaire (RIP), l’âge du départ à la retraite, la fiscalité écolo, les niches fiscales,  la suppression de l’ENA….

Toutes ces mesures sont appelées à satisfaire la demande des plus défavorisés, mais comment seront-elles financées ? Cette question ne semble pas avoir eté abordée lors du Grand Débat et pourtant : la dette publique de la France au sens de Maastricht atteint 99 % du PIB, il s’agit de la dette extérieure brute (ce qui est emprunté à l’extérieur), elle comprend celle de la sécurité sociale, ainsi que celle des administrations publiques locales. Sans entrer dans un débat de chiffres, on constate que cette dette est importante, voisine du montant de celle de l’Allemagne, mais dont l’économie est plus performante que la nôtre. Le Gouvernement et le Président se sont bien gardés d’évoquer cette question. Alors qui paiera, nos enfants (2), à moins que la France ne fasse faillite, ce qui lui est déjà arrivé…

( 1) Le Monde du 18 avril 2019 « Grand débat », ce que Macron devait annoncer. Conférence de presse annoncée pour le jeudi 25 avril à 18h.

(2) François Langlet « Tant pis ! Nos enfants paieront »  Albin Michel.