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L’Angleterre après le 31 janvier 2020…

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Pour le moment Boris Johnson est discret (1) à part l’annonce d’un TGV dans l’Angleterre du Nord car les lignes existantes sont anciennes et inadaptées au besoin du trafic actuel...

 

 

... Pourtant les sujets ne manquent pas ce qui peut laisser supposer qu’avec son équipe il prépare des mesures difficilement acceptables pour les membres de l’UE, alors que la rupture est consommée…

Parmi les sujets devant être abordés :

-          Quels seront les rapports entre la !!!Grande Bretagne et l’UE après le 31 décembre 2020, certainement difficiles, trop de liens se sont tissés pendant quarante ans, pour trouver une solution acceptable pour les deux pays, après une discussion de quelques mois : Bojo a d’ailleurs prévenu qu’un accord devrait être trouvé fin juin, sinon on se dirigerait vers une confrontation, plutôt que vers un « gentleman agreement » ;

-          La question des zones de pêche sera certainement une des plus difficiles, compte tenu des intérêts en jeu des deux côtés de la Manche : quel avenir pour les petites entreprises et leurs  salariés ? 

-          Comment seront réglés le problème des transports entre l’Angleterre et l’Europe : la route, le transport maritime, aérien…si c’est un Brexit dur qui est mis en place, verrons- nous des colonnes de camions  bloqués à la  frontière à cause des formalités, en particulier douanières, ce que beaucoup de petites entreprises ne pourront supporter, alors de nouveau le spectre du chômage ?

-          En cas d’invasion, quelle serait le rôle de la Grande Bretagne par rapport à l’UE : assistance, participation ou suprême isolement ? Nous ne sommes plus comme en 1940 lorsque face à l’invasion allemande, Winston Churchill proposait un rapprochement avec la France…

-          La place de Londres, place financière internationale deviendra-elle un Nouveau Singapour aux portes de l’UE ? Ce n’est pas acceptable, comment réagiront l’Allemagne, l’Italie et le bloc de Visegrad ? (2) 

-          Une des raisons du Brexit était le refus de l’immigration, (3) comment sera réglée cette question au moment où la Turquie rejette vers l’Europe une partie de ces réfugiés fuyant la guerre en Syrie ?

-          Les mois à venir seront difficiles (4), Michel Barnier et Boris Johnson trouveront-ils un terrain d’entente, ce n’est pas certain…

 (1      1-Le Monde du 1er et 2 mars 2020 ;

(2)      2 - Le groupe de Visegrad comprend : La Hongrie, la Pologne, la République Tchèque et la Slovaquie ;

(3)    3 - Durcissement de la politique d’immigration, le Monde du 21 février 2020.

(4)     4 - Le journal Le Figaro a publié un article le 6 mars 2020 « L’UE et Londres d’accord sur leurs désaccords ». La correspondante à Bruxelles a obtenu les informations suivantes après une première séance tendue. Les désaccords portent sur quatre domaines : les règles de concurrence équitables, le rôle de la Cour de Justice de l’UE ainsi que la Cour Européenne des droits de l’homme, la pêche et l’architecture de l’accord. Il faut ajouter que l’Angleterre suite à son referendum est très fixée sur le principe de souveraineté.